22 mai 2009
Par monts et par veaux.
On dit que partir, c’est mourir un pneu, j’avais donc vérifié ma roue de secours.
Revenir fut plus ardu, j’ai frisé la panne des sens, à moins que ce ne soient les bougies qui coulaient, mais à y penser, c’est Pluto le loup du Gévaudan qui s’en est léché les bobines.
Je suis rentré sur 3 pattes, pour un castor qui partait se refaire une santé, changer ses batteries, j’ai un peu déchanté, quoique j’aie pu réviser la mécanique cantique.
Ah l’Auvergne,
Difficile de décrire cette région, si grande et si changeante en quelques lieues,
si bucolique, même
si l’eau est potable,
si l’eau a grains,
si l’eau tarie ?.
Car de l’eau, il y en a, il faudrait écrire Eauvergne, tellement il pleut, il neige,
Comme refusant la sécheresse ce paysage en est jauni à l’idée :
des montagnes, des forêts et des îles au trésors,
que je t’aime meuh, que je t’aime meuh, que je t’aime.
Car l’Auvergnat aime la vache et toutes ces vaches qui pissent, et toute cette pluie qui tombe, mon Dieu !
L’Auvergnat aime aussi Dieu, les croix, les chapelles, les églises, les cathédrales, c’est dingue, le nombre de gens qui ont vu Dieu et hop une chapelle, et l’autre avec ses moutons qui a failli se faire violer et qu’a dit non, et hop une autre chapelle, perchées en pleine forêt pentue, et c’est pas fait avec de l’agglo de 16.
En pleine brousse, pas un rade autour, sur qu’on n’est pas près d’y voir Nicolas.
A la Chaise Dieu, c’est le nom du bourg, il y a une abbatiale, qui devait en son temps héberger toute la miséricorde du monde.
Je ne sais pas si les Artistes qui ont construit un truc pareil couraient à la recherche du champ perdu (oh un psilo), abusaient de l’ergot de seigle ou du pinard mais cet édifice avec tous ces bois sculptés, ces fresques peintes à l’intérieur, et les paysages autour, c’est simplement hallucinant. un festival de musique baroque s’y déroule au mois d’août.
Il y a aussi les ballades en 2deuche, sur les routes sinueuses, Les Castors se la font acteurs de ciné, les gros doutes aussi sur les chemins de randonnée qui ne sont plus balisés et le soir qui tombe…
‘’Et il y a les petits moments simples de la vie, le paysan rejoignant sa belle sur ses terres, cirant sa peine, et après toute la journée passée à labourer, sort très fort de son champ.’’
Bientôt, ce seront les cueillettes, fruits sauvages, champignons, feux de bois.
Et la pluie, et la neige.
Je repartirai.
Merci à la compagnie de la Mère Castor et à ses célestes et digestes nourritures.


